Plus d’un salarié rêve de se mettre à son compte et s’interroge sur le bon moment pour démissionner de son travail.

Naturellement, nous espérons tous pouvoir quitter notre job avec un gros chèque si possible. Puis lancer une entreprise qui connaitrait un succès rapide avant que nous n’ayons consommé toutes nos économies.

Mais il est difficile d’estimer le bon moment pour démissionner et se mettre à son compte. Et pour cause, les premiers jours d’une aventure entrepreneuriale sont toujours plus ardus qu’on ne l’anticipe.

En effet, quel que soit votre niveau de préparation, vous ferez face aux difficultés administratives, aux erreurs d’apprentissage, aux nuits courtes, à l’étranglement financier, et aussi au doute.

Pour autant, ceci n’est qu’un aspect de l’aventure.

Cette phase de démarrage c’est aussi l’opportunité d’explorer son potentiel sur de nouveaux domaines de compétences. C’est l’occasion de poser les fondations de son entreprise à l’abri des investisseurs qui crient rentabilité et du regard de milliers de clients qui crient satisfaction.

Ce moment de transition entre le passé de salarié et l’avenir d’entrepreneur est plus que critique. Pour peu qu’on ne l’appréhende pas comme il se doit, tout peut s’écrouler.

L’approche la plus prudente pour se mettre à son compte, serait alors de faire durer cette phase transitoire le plus longtemps possible. En d’autres termes, attendre le plus longtemps avant de démissionner.  La contrepartie étant des nuits encore plus courtes et des jours de travail toujours plus longs.

Et si vous preniez appui sur votre job pour construire un succès à long terme de votre projet entrepreneurial ? Sans la pression du comment vais-je remplir le frigo et du quand-est-ce que mon affaire va enfin décoller ?!


Comment se mettre à son compte facilement ?

Le succès retentissant de certaines start-ups ces dernières années à travers le monde a pu laisser croire que créer une entreprise à succès se résumait à avoir une idée accrocheuse puis à lever des millions d’euros auprès d’investisseurs.

Il n’en est rien.

Les pages nécrologiques des start-ups qui ont coulé avec des millions en banque sont noires d’exemples. Sauf qu’elles ne font pas la une des médias.

Se mettre à son compte et réussir à développer son projet c’est une démarche qui prend du temps. Ce succès se construit étape réussie après étape réussie, et le processus peut être long.

Si vous êtes salarié et pensez lancer votre propre entreprise, il est vital de ne pas laisser l’espoir d’un succès rapide masquer les risques que vous prenez à démissionner sur un coup de tête pour tenter l’aventure.

Peut-être avez-vous une belle idée de business ou un produit inédit que vous souhaitez commercialiser ?

Si vous envisagez de préparer le terrain avant de vous lancer, voici 4 étapes que vous pouvez explorer pour augmenter significativement vos chances de succès.


1. Ne pas démissionner de votre gagne-pain actuel

Quand on a la chance d’avoir pu économiser un pactole, très souvent on a la faiblesse de penser que cela suffira pour porter notre entreprise à sa vitesse de croisière.

Il en va de même pour les allocations chômage pour ceux qui y ont droit. Ces derniers ont une certaine tendance à estimer que la période pendant laquelle ils toucheront leurs allocations, correspond exactement à celle qu’il faudra pour mettre leur projet sur orbite.

Une fois lancé, la réalité est toute autre.

En effet, on n’imagine jamais à quel point faire tourner une entreprise fait brûler du cash et tous les obstacles qu’on rencontrera en chemin : mauvais business plan, la concurrence, les employés, les crises économiques, les crises sanitaires, sa santé, les problèmes familiaux, la fatigue, les trahisons, les accidents, les mauvais clients, les fournisseurs, les pannes d’ordinateur, les piratages, les escroqueries, etc.

Se mettre à son compte c’est tout sauf une partie de plaisir.

C’est pourquoi il est pertinent d’envisager de garder son job aussi longtemps que possible dans la phase de lancement de son projet. Cela vous permet chaque fin de mois de retomber autant ce peu sur vos pattes – financièrement et psychologiquement -, indépendamment des aléas liés au démarrage.

Par ailleurs l’expérience que vous acquérez en tant que salarié avec un regard d’entrepreneur est inestimable et vous servira à l’heure de se mettre à son compte.

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Salarié et entrepreneur, les deux faces d’une même pièce

De votre bureau de « salarié-entrepreneur », vous êtes aux premières loges pour voir comment se structure une organisation, comment rendre une équipe productive et comment être un meilleur manager.

Même les expériences négatives sont utiles.

Combien de fois en tant que salarié, vous vous êtes dit que vous feriez différemment si vous étiez boss à la place du boss ?

Combien de fois avez-vous considéré que l’entreprise jetait de l’argent par les fenêtres à cause d’une mauvaise organisation, d’un salarié contre-productif qui est là depuis trop longtemps, ou d’un mauvais pilotage de projet ?

Voilà autant d’occasions d’apprendre pour mieux faire quand vous serez pleinement aux manettes de votre propre structure.

De plus, certaines grandes sociétés aujourd’hui développent le concept d’intrepreunariat. Avec l’interpreuneuriat, il n’est plus nécessaire de démissionner pour se mettre à son compte !

L’intrepreunariat consiste pour une entreprise, à accompagner ses salariés qui souhaitent monter leur propre entreprise. Cela peut aller de l’utilisation des ressources matérielles de la société (imprimante, ordinateurs, etc.), à l’aménagement du temps de travail, et même jusqu’au financement du projet.

Être salarié-entrepreneur peut donc vous apporter bien plus qu’un chèque à la fin du mois. Le temps que vous donnez à une autre entreprise est le même que vous prenez à faire de vous un meilleur entrepreneur.


2. Essayez-vous à des ‘petits’ projets en parallèle

Tout projet dans lequel vous vous impliquerez à côté de votre job permettra de développer vos compétences et votre créativité d’entrepreneur.

Par exemple, certains s’essaient à des investissements immobiliers locatifs. Ils sont alors rapidement confrontés à la gestion administrative qui en découle. Négocier le taux d’intérêt et le prix d’achat du bien, étudier des dossiers de candidats, rédiger des contrats, gérer les crises, les impayés, suivre la comptabilité, etc.

D’autres investissent un peu de leur épargne dans des projets d’entreprise de leurs copains ou sur des plateformes de crowdfunding. C’est l’occasion pour eux de vivre sans réelle pression les défis que relève au quotidien un entrepreneur une fois qu’il peut se mettre à son compte.

Certains initieront des petits projets d’entreprise en prélude du gros projet qu’ils rêvent de réussir.

Au final quel que soit le projet, même associatif, c’est un excellent moyen de développer ses compétences en management, en marketing, en comptabilité, et bien plus encore.

Et cerise sur le gâteau, il arrive que certains de ces petits projets connaissent un franc succès. Au point qu’ils vous génèrent plus de revenus que votre salaire actuel.

Si vous vous retrouvez dans ce cas, peut-être aurez vous alors acquis les gages nécessaires pour démissionner de votre job et se mettre à son compte sans prendre de risques inconsidérés.

Comment se mettre à son compte sans argent ?



3. Apprenez des experts

Il n’a jamais été aussi facile d’accéder aux conseils d’experts que depuis l’explosion d’internet.

Que ce soit via des livres en ligne, des chaines YouTube spécialisées, des plateformes de partage d’expérience type SlideShare, des blogs d’experts… Internet est votre librairie vivante gratuite accessible 24/7.

Ce qui est le plus merveilleux sur la toile, c’est cette possibilité de quasi-systématiquement trouver une analyse pertinente en réponse à une problématique que vous rencontrez dans votre propre entreprise.

Cela vous permet de ne pas vous isoler face à une difficulté et d’essayer d’appliquer immédiatement des pistes de solutions que vous aurez pu explorer ci ou là.


4. Lancez rapidement votre MVP ‘Minimum Viable Product’

Se mettre à son compte c’est déjà bien. Trouver ses premiers clients c’est une autre paire de manche.

Beaucoup d’entrepreneurs sont devenus experts en réalisation de business plan sans jamais avoir réussi à développer une entreprise.

« Voilà comment mon service va fonctionner, voilà le plan marketing pour le lancer, je recruterai mon personnel comme ceci, etc. »

Mais comme disait Mike Tyson à propos des adversaires qui acceptaient le défier sur un ring :

« Ils ont tous un plan avant qu’ils ne se prennent un uppercut dans la gueule ».

Et c’est précisément ce que c’est que de soumettre son produit au regard des clients. Un coup de poing en pleine face.

Il y a toujours cet aspect du service auquel on n’a pas pensé et qui s’avère indispensable ; ce dysfonctionnement dans la chaîne de service qu’on n’a pas vu venir ; ce plan marketing qui ne ramène pas assez de clients à notre goût ; cette rentabilité plus faible qu’anticipé ; ce client éternel insatisfait qui pollue votre support ; et celui-là qui propage des avis négatifs de votre business sur la toile ; sans parler de toute la partie administrative à gérer qui grandit à mesure que l’activité mûrit.

Pour toutes ces raisons, dépêchez-vous de lancer votre MVP (la version la plus simple de votre produit ou service).

N’attendez pas d’avoir un produit ou un service parfait à vos yeux avant de le tester. Non seulement ça vous évitera d’investir de l’argent dans des aspects peu décisifs pour votre business, mais surtout ça vous permettra de jauger rapidement l’intérêt que pourra susciter votre produit final auprès de votre cœur de cible.


Se mettre à son compte en prenant du plaisir

Lorsqu’on démissionne pour s emettre à son compte, le plus important pendant que vous traversez toutes les étapes difficiles, c’est de ne pas oublier de prendre du plaisir. Suivez vos rêves. Si vous croyez qu’un service peut changer votre vie, alors il peut changer la vie de milliers d’autres. Lancez-vous.

Quant au bon moment pour démissionner, seul vous pourrez le déterminer.


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Publié par Kliner

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